Alerte à l’Occident

Dès les premiers jours de la Révolution du Lion et du Soleil, en janvier 2026, et après le massacre de plus de quarante mille Iraniens perpétré par le régime criminel de la République islamique, une évidence s’est imposée aux patriotes iraniens à travers le monde : alors qu’après quarante-sept années de résistance à l’une des pires tyrannies théocratiques de l’histoire, une nation tout entière se lève pour reconquérir sa liberté, la plupart des gouvernements et des grands médias du monde détournent le regard.

Dans le meilleur des cas, ils ont exprimé leur compassion. Dans le pire, ils ont continué à traiter les événements iraniens comme une crise parmi d’autres, sans jamais reconnaître clairement la nature profonde du mouvement en cours. Plus préoccupant encore, la majorité des grands médias occidentaux ont largement omis de transmettre au public ce que réclament réellement les Iraniens. Or, leurs revendications sont claires : l’effondrement de la République islamique, le retour de Son Altesse Royale Le Prince Reza Pahlavi en Iran, puis l’organisation d’un référendum libre permettant à la nation iranienne de choisir les institutions appelées à gouverner le pays dans le cadre d’un État de droit séculier garant de l’intégrité territoriale de l’Iran, de sa prospérité économique, sociale et politique, ainsi que du respect des libertés fondamentales.

Cette même réticence s’est manifestée lorsqu’il s’est agi d’évoquer le programme politique porté par Son Altesse Royale Le Prince Reza Pahlavi et ses collaborateurs. Pourtant, le Projet de prospérité pour l’Iran constitue aujourd’hui la proposition la plus structurée pour assurer la transition démocratique, la reconstruction institutionnelle du pays, la restauration de son économie, la préservation de son intégrité territoriale et sa réintégration au sein des nations libres.

De la même manière, les slogans les plus représentatifs du mouvement ont souvent été ignorés ou minimisés. Pourtant, dans les rues d’Iran comme lors des rassemblements de la diaspora iranienne à travers le monde, des millions de voix ont scandé inlassablement :

« Javid Shah ! » (Vive le Roi !)

et « C'est le dernier combat, Pahlavi va revenir. »

Ces slogans témoignent de la place centrale occupée par Son Altesse Royale Le Prince Reza Pahlavi dans la vision politique de la révolution actuelle.

Face à cette réalité, une question légitime s’impose. Comment expliquer que les élites politiques, médiatiques et intellectuelles du monde libre, qui se présentent volontiers comme les défenseurs universels des droits de l’homme, se montrent si réservées lorsqu’une nation réclame précisément la liberté, la souveraineté nationale et l’État de droit ? Pourquoi cette prudence constante lorsqu’il s’agit d’évoquer le seul leader légitime autour duquel se rassemblent aujourd’hui les forces patriotiques iraniennes ?

Une hypothèse mérite d’être examinée avec sérieux. Il est possible que, derrière les discours de principe, continuent d’agir des intérêts économiques de court terme, qui conduisent certaines puissances à privilégier la préservation du statu quo plutôt que l’avènement d’un Iran libre. Tant que ces intérêts subsisteront, une partie des milieux politiques occidentaux continuera vraisemblablement à rechercher des accommodements avec le régime, à entretenir des échanges avec lui et à nourrir l’illusion qu’il demeure possible de composer durablement avec ce régime.

Or, l’histoire nous met en garde contre ce type d’illusion. Dans les années 1930, de nombreux responsables européens étaient convaincus qu’en multipliant les concessions à Adolf Hitler, ils préserveraient la paix. Ils croyaient faire preuve de réalisme ; ils ne faisaient que repousser l’inévitable tout en renforçant la menace. Aujourd’hui, malgré quarante-sept années de répression, de prises d’otages, d’attentats, de déstabilisation régionale, de soutien au terrorisme et de violations systématiques des droits fondamentaux, une partie des dirigeants occidentaux continue d’adopter, à l’égard du régime, une politique qui ressemble dangereusement à une politique d’apaisement. Comme hier, cette politique est présentée comme du pragmatisme. Comme hier, elle risque surtout de renforcer ceux qu’elle prétend contenir.

Car le problème iranien n’est pas seulement un problème iranien. Il concerne directement les citoyens d’Europe, d’Amérique du Nord et, plus largement, toutes les sociétés attachées à la liberté. Tant que le régime demeurera au pouvoir, il poursuivra sa stratégie d’expansion idéologique et géopolitique. Cette stratégie est mise en œuvre par les Gardiens de la révolution, véritable pilier du système, ainsi que par les organisations qui lui sont alliées, notamment le Hezbollah et le Hamas. À travers ces instruments, le régime continuera d’exporter l’islamisme radical, de soutenir des groupes armés, de financer des réseaux clandestins, de déstabiliser des États souverains et d’étendre son influence au-delà de son environnement régional.

Surtout, le temps joue en faveur du régime. Chaque année qui passe rapproche davantage ses dirigeants de capacités militaires susceptibles de bouleverser durablement l’équilibre stratégique mondial. Le danger ne réside pas seulement dans la possession potentielle de l’arme nucléaire. Il réside dans la perspective qu’un régime animé par une idéologie apocalyptique puisse disposer un jour des moyens de frapper directement les capitales européennes et, à terme, les grandes métropoles nord-américaines.

Nombreux sont ceux qui considèrent encore que la logique classique de la dissuasion nucléaire suffira à prévenir un tel scénario. Cette analyse néglige toutefois une réalité fondamentale : depuis près d’un demi-siècle, le régime a démontré qu’il n’accorde aucune valeur à la vie des citoyens iraniens lorsqu’il s’agit d’assurer sa survie ou de poursuivre ses objectifs idéologiques. Depuis quarante-sept ans, le peuple iranien est utilisé comme un bouclier humain. Un régime qui traite sa propre population comme une ressource sacrifiable ne peut être appréhendé selon les seules catégories traditionnelles du calcul stratégique. Cette caractéristique rend particulièrement inquiétante la combinaison de son expansionnisme idéologique, de son recours à des organisations armées par procuration et de ses ambitions nucléaires.

Les patriotes iraniens ont tiré les conséquences de cette situation. Si certains milieux politiques demeurent prisonniers de leurs intérêts immédiats, alors il faut s’adresser directement aux citoyens des démocraties occidentales. Il faut leur dire que le destin de l’Iran n’est pas une question lointaine réservée aux spécialistes du Moyen-Orient. Il les concerne personnellement. Leur sécurité, celle de leurs enfants et celle des générations futures dépend également de l’issue du combat engagé aujourd’hui par le peuple iranien.

Pour les citoyens occidentaux, l'heure est venue de faire un choix décisif. Il est temps d'exiger des comptes et des explications claires de la part de leurs dirigeants. Il est temps d'imposer le rejet d'une désastreuse politique d’apaisement, menée depuis trop longtemps envers le régime – une diplomatie qui a déjà fait la preuve de sa faillite. Il est temps de rappeler aux élus que les calculs électoraux de court terme ne sauraient l'emporter sur les impératifs de sécurité à long terme, ni sur la défense des valeurs fondatrices de nos démocraties modernes. Il est temps de leur signifier que l’héritage des Lumières, la liberté de conscience, l’État de droit et la démocratie libérale font aujourd'hui face à des périls qu’il ne faut, en aucun cas et sous aucun prétexte, sous-estimer.

Un Iran libre, démocratique et séculier serait un facteur majeur de stabilité au Moyen-Orient. Il contribuerait à réduire les tensions régionales, à combattre les réseaux de l’extrémisme islamiste et à renforcer la sécurité de l’Europe comme de l’Amérique du Nord. À l’inverse, chaque année supplémentaire de survie du régime, accroît les risques auxquels sont confrontés les Iraniens comme les nations libres.

L’heure n’est plus aux ambiguïtés, aux demi-mesures ni aux illusions. Le moment est venu de reconnaître la réalité telle qu’elle est, de soutenir clairement Son Altesse Royale Le Prince Reza Pahlavi, le Projet de prospérité pour l’Iran et la Révolution du Lion et du Soleil, et d’aider la nation iranienne à recouvrer sa liberté. Car l’histoire nous enseigne une leçon simple : lorsqu’une menace comme la République islamique devient suffisamment évidente pour être reconnue par tous, il est souvent déjà trop tard pour l’empêcher. Il faut y mettre fin rapidement.