L’Iran n’est pas un orphelin des tables de négociations.
L’Iran n’est pas une bouchée toute prête à être avalée par les gouvernements.
L’Iran n’est pas non plus l’héritage des lobbys et des intermédiaires politiques.

Cette terre,
bien avant que la plupart des gouvernements actuels n’aient vu le jour,
possédait une civilisation, un État, une mémoire, une nation.
Aussi, quiconque s’imagine encore pouvoir décider du sort de l’Iran
à Washington, Paris ou Londres
n’a en réalité compris ni l’Iran,
ni la nation iranienne,
ni la profondeur de cette histoire.

La République islamique a tenté pendant quatre décennies de prendre l’Iran en otage.
L’opposition stipendiée a, elle aussi, tenté pendant quatre décennies
de lier le destin de l’Iran aux tables étrangères.
L’une par la répression,
l’autre par le lobbying,
l’une par la complaisance,
et l’autre par les vociférations médiatiques.
Mais une vérité a fini par émerger des décombres de toutes ces années :

L’Iran n’est pas décidé par les gouvernements.
C’est la nation iranienne qui décide.

Cette phrase n’est pas seulement une position politique ;
c’est une déclaration d’indépendance nationale.
C’est une gifle à la République islamique,
une gifle aux profiteurs des sanctions et de la complaisance,
une gifle à cette fausse opposition qui
a toujours rôdé autour des cours des puissances étrangères
en croyant y acheter sa légitimité pour l’Iran.

L’Iran
n’est pas un dossier sur le bureau d’un quelconque ministère des Affaires étrangères.
L’Iran
est une civilisation vivante.
C’est une nation qui a souffert,
qui a versé son sang,
qui a été trompée,
mais qui tient encore debout.

L’ère des tuteurs autoproclamés pour l’Iran est révolue.
Ni la République islamique n’est le tuteur de la nation iranienne,
ni les gouvernements étrangers,
ni les intermédiaires et traducteurs des intérêts étrangers,
ni les rescapés ruinés de 1979.

Et celui qui s’indigne à ces mots
n’a pas pour souci la démocratie,
ni la liberté,
ni l’indépendance ;
son vrai souci est que, avec le réveil de la nation iranienne,
sa boutique va fermer.

L’Iran ne peut être vendu.
L’Iran ne peut être négocié.
L’Iran ne peut être défini de l’extérieur.
L’Iran ne sera repris et reconstruit que par la nation iranienne.